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Décor de cinéma à Montmartre / ©Myriam Thibault

Hier soir, j’ai donc visité la nouvelle exposition du Musée de Montmartre : Décor de cinéma. Elle retrace tous les films qui ont posé leur décor dans les ruelles du quartier. De Marcel Carné à François Truffaut, jusqu’à Woody Allen ou encore Cédric Klapish et Jean-Pierre Jeunet. Les plus grands réalisateurs, des débuts du cinéma jusqu’à aujourd’hui, ont été inspiré par les ruelles pavées, les lampadaires, les escaliers, les vignes, les petites maisons colorées du Lapin Agile ou de La Maison Rose, de ce quartier qui possède encore l’âme du Paris de la Belle époque. On passerait des heures dans ce quartier, comme on passe des heures à regarder les films qui y ont planté leur caméra.

Cette exposition met en scène de nombreuses photographies, affiches de film, livres, scénarios originaux annotés, clap (voir la photo ci-dessous), objets du décor, extraits de films. J’utilise volontairement le terme « mettre en scène », car la scénographie est vraiment réussie. Le visiteur circule dans des couloirs sombres lorsqu’il est à Pigalle, ou peut s’asseoir sur un banc quand il est dans les hauteurs de Montmatre. L’exposition n’est pas une simple présentation des objets, elle est pensée dans une parfaite scénographie qui nous plonge un peu plus dans les décors de cinéma.

Clap de Woody Allen / ©Myriam Thibault

On peut y avoir un clap d’un film de Woody Allen, qui a sûrement servi durant le tournage de Midnight in Paris.

L’Amour en fuite de François Truffaut

On peut entendre des petites phrases d’un Marcel Aymé revenu à la vie pour nous parler de ces films aux quatre coins de l’exposition. On retrouve les acteurs et les films que l’on aime : Jean-Pierre Léaud dans Baisers volés et L’Amour en fuite de François Truffaut, Romain Duris dans Paris de Cédric Klapisch, Les Enfants du Paradis et Les Portes de la nuit de Marcel Carné, Pigalle de Karim Dridi, sans oublier Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Ce dernier a prêté sans compter. La lampe cochon et les animaux des tableaux de la chambre d’Amélie, les photomatons de l’album de Nino, un bout des pages blanches où l’on peut voir le nom des Dominique Bredoteau parisiens (Dominique qu’Amélie a du mal à trouver dans la capitale, « parce que ce n’est pas do, mais to, comme toto »), quelques pages de story-board, les photomatons du nain de jardin qui voyage dans le monde entier, ou encore les affiches que Nino et Amélie accrochent dans le métro pour se parler. Un vrai régal pour les amoureux d’Amélie Poulain (dont je fais partie) !

Décor de la chambre d’Amélie Poulain / ©Myriam Thibault

L’énigme des photomatons dans Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain / ©Myriam Thibault

« Parce que ce n’est pas do, mais to, comme toto. » – Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain / ©Myriam Thibault

Si vous avez un peu de temps devant vous, n’hésitez pas à aller visiter les collections permanentes du musée, sans oublier de vous promener dans le jardin. On peine toujours à prendre les vignes en photo de la rue, à cause des grillages. Et bien la plus belle vue sur les vignes est sans doute dans ce musée ! Un avantage de plus pour aller leur rendre une petite visite…

Site du Musée de Montmartre / 12 rue Cortot, XVIIIe arrondissement de Paris / Métro Lamarck Caulaincourt / Ouverture de 10h à 19h tous les jours, toute l’année.

Les vignes de Montmartre / ©Myriam Thibault

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