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Nous sommes le 22 décembre, et vous n’avez toujours pas trouvé tous vos cadeaux pour Noël. Il vous reste 3 jours pour vous rendre en librairie ! Et voici quelques idées de très beaux romans et livres illustrés sortis ces derniers mois.

Pour les amoureux de Patti Smith, et les passionnés de poésie :

Patti Smith

Commençons avec le dernier livre de Patti Smith, sorti en septembre dernier, aux Editions Gallimard, et traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Heloïse Esquié (99 pages, 10€). Ce court récit autobiographique, illustré de photographies de Patti Smith, retrace son enfance. Poétique, nostalgique, émouvant, littéraire. On lit Patti Smith, avec plaisir. Un grand plaisir. On voudrait qu’elle nous parle de sa famille un peu plus longtemps. Et on aime surtout les références, de Rimbaud :

Un dessin blanc dépeignait l’air rejeté. Après le départ des oiseaux. L’angoisse blanche photographiée par Rimbaud alors qu’il franchissait le Saint-Gothard. La gaze dans laquelle pleurent les morts.

À Cocteau :

Ainsi rassasiée, j’ai changé de vitesse et je me suis mise à farfouiller dans la maison jusqu’à ce que je trouve ce que je cherchais — une cassette vidéo d’Orphée, de Jean Cocteau.

Pour les lecteurs d’Albert Camus :

Kamel Daoud

Meursault, contre-enquête est le roman de Kamel Daoud, dont tout le monde parle, et qui le mérite. Paru aux Editions Actes Sud (152 pages, 19€), en mai dernier, ce roman a failli avoir le prix Goncourt avec 4 voix, contre 6 pour Lydie Salvayre, lauréate 2014.

Kamel Daoud reprend les personnages de L’étranger d’Albert Camus et donne une vie, et un nom à l’Arabe tué par le Meursault de Camus :

Mon frère Zoudj est comme sous verre : même mort assassiné, on ne cesse de le désigner avec le prénom d’un courant d’air et deux aiguilles d’horloge, encore et encore, pour qu’il rejoue son propre décès par balle tirée par un Français ne sachant quoi faire de sa journée et du reste du monde qu’il portait sur son dos.

Le style est époustouflant. L’idée inattendue. Kamel Daoud devient, avec ce roman, sans aucun doute la plus belle découverte de cette rentrée littéraire 2014 (pour un livre sorti au printemps…). L’édition nous réserve parfois de belles surprises.

Pour ceux qui aiment Allie Brosh, et pour ceux qui ne la connaissent pas et qui aiment les romans graphiques :

Allie Brosh

Hyperbole est le roman graphique d’Allie Brosh, issu de son blog à succès : Hyperbole and a Half, qu’elle tient depuis 2009. Les arènes l’ont publié en septembre dernier, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Carole Delporte (308 pages, 20€80).

C’est drôle, amusant, proche du quotidien de tout le monde. Elle nous raconte les « situations fâcheuses, insatisfactions chroniques, et toutes les autres choses qui [lui] sont arrivées ! ». Son chien est lui aussi, mis à contribution, dans les situations les plus hilarantes du livre.

Best-seller aux Etats-Unis, avec le Prix du meilleur livre d’humour de l’année, le Prix du livre National Public Radio et le Prix des Libraires, on lui espère le même succès en France.

Pour les amoureux des livres :

cécile ladjali

Cécile Ladjali publie en septembre dernier un essai sur la littérature, et plus précisément sur sa bibliothèque. Ma bibliothèque publié par les Editions du Seuil (199 pages, 16€) fait l’éloge de la littérature, des plus écrivains, et de l’objet livre. Cécile Ladjali nous ouvre les portes du rangement de sa bibliothèque, et nous explique son importance. Chaque livre est à sa place. Ce n’est pas un rangement pas éditeur, ni par auteur, mais très personnel.

Mais cette bibliothèque n’est au fond qu’un prétexte pour nous parler de littérature, d’écrivains, de textes importants. Ma bibliothèque est une vraie mine d’or pour les amoureux de la littérature. Cécile Ladjali, professeur à la Sorbonne Nouvelle, nous fait découvrir son univers littéraire, pour notre plus grand plaisir.

Rien n’est plus inepte que de lire pour se distraire ou pour briller en société. Et en ce qui concerne l’écrivain toute transformation de l’être induite par la lecture devrait être profonde et le savoir acquis rester scellé jusqu’à ce que le travail d’écriture le révèle. Je lis pour vivre, pour écrire, et aussi pour retrouver mes amis.

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