« La Saga Maeght » de Yoyo Maeght

Yoyo Maeght

La Saga Maeght, de Yoyo Maeght, avec la collaboration de Pauline Guéna, aux Editions Robert Laffont, 333 pages, 21€50.

La Saga Maeght nous ouvre les portes de l’une des familles les plus importantes du monde de l’art dans les années de Giacometti, Miró, Chagall, ou Braque. Tous ces artistes ont croisé la route du grand collectionneur Aimé Maeght. Après avoir été ouvrier lithographe, Aimé Maeght devint l’un des plus grands collectionneurs d’art de son époque, toujours en avance sur son temps, et travaillant toujours dans un objectif de modernité. Mais Yoyo Maeght, dans ce livre, nous montre aussi les difficultés de la succession, les problèmes familiaux qui règnent dans une famille aussi influente et puissante que la leur, et les vengeances et haines, que la soif de pouvoir et d’argent peuvent engendrer.

Yoyo Maeght est la petite fille d’Aimé Maeght. Elle a adoré son grand-père, qui l’a baigné dans le monde de l’art depuis son plus jeune âge. Avec ses sœurs, Yoyo Maeght participait à tous les vernissages, à toutes les soirées. Elle a rencontré les plus grands artistes de cette époque. Elle a des photos avec Jacques Prévert, Picasso, André Malraux, et Duke Ellington. Cette enfance l’a formé. Aujourd’hui, elle est commissaire d’exposition, éditrice, galeriste, et souhaite faire perdurer le travail de son grand-père, afin que l’on continue à parler de lui. Avec ce livre, elle lui rend un bel hommage. 

Ce livre, qui a eu un succès considérable cet été, devrait tomber entre les mains de tous les amoureux de l’art, et de tous les passionnés de la peinture, et de tous ces grands artistes qui ont fondé l’art du XXe siècle.

 ***

Bazar de questions de Yoyo Maeght

Livre

Votre livre de chevet ?
Le guide rouge Michelin et L’Amour de Marguerite Duras.
Gosse de Saint-Germain-des-Près, MD est dans mon ADN. Ma sœur Flo était en classe avec son fils et, quand mon ami Aki Kuroda a exposé pour la première fois à la Galerie Maeght, c’est MD qui a, bien sûr, signé le texte du catalogue.

Votre musique du moment ?
Mahaut Mondino, une découverte récente.

L’objet que vous aimez offrir ?
Un grand châle en cachemire très fin, c’est parfait pour les femmes et tellement chic pour un homme, sur un blazer.

Le classique qui vous tombe des mains ?
Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, non pas parce qu’il m’ennuie, mais parce que je le connais par cœur, alors, je saute des pages, le reprends, l’oublie, le cherche et c’est toujours un bonheur de le retrouver.

Un objet fétiche ?
Mon scooter

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
En hommage à mon grand-père, Aimé Maeght.

Un photographe ?
Françoise Huguier, capable aussi bien d’être l’intime des couturiers dans les back-stages des défilés, tout comme partir des mois en Sibérie pour vivre auprès des peuples Inuit, que de refaire le voyage de Michel Leiris en Afrique.

Votre film culte ?
« Les visiteurs du soir » de Marcel Carné, scénario, bien sûr, de Jacques Prévert. Avec Arletty, si moderne, dans sa voix, son jeu, son physique, ses audaces.

Un lieu parisien insolite ?
Le Théâtre Antoine.
Successivement appelé théâtre des Menus-Plaisirs, puis théâtre des Arts, ça ne peut que me plaire, non ? Le théâtre a accueilli aussi bien Jacqueline Maillant que les pièces de Sartre ou de Pagnol. Le bâtiment à lui seul vaut la visite. Bonheur, la programmation y est formidable.

Un musicien ?
Pascal Dusapin, compositeur français qui rayonne internationalement.

Un moment inoubliable ?
Mon premier vol solo en tant que pilote.

Un artiste hors du commun ?
Tous les artistes sont hors du commun.
Parmi les contemporains dont je regarde toujours les œuvres avec désir, curiosité et plaisir :
Xavier Veilhan, Gilles T. Lacombe (à découvrir) et Arne Quinze.

Votre œuvre fétiche ?
Les trois portraits de ma grand-mère, Marguerite Maeght, qu’elle avait commandés à Alberto Giacometti, un pour chacune de ses petites-filles.

D’où est venue cette idée de La Saga Maeght ?
En 2006, puis 2010, j’avais écrit l’histoire Maeght, celle publique et visible, c’est à dire les expositions, les galeries, les éditions et, bien sûr, la Fondation Marguerite et Aimé Maeght. J’ai toujours eu l’envie d’écrire l’histoire intime, celle que j’ai vécue parmi les artistes. Offrir aux lecteurs les souvenirs que mon grand-père m’avait confiés. Parler de Miró dans sa générosité quotidienne, de Chagall espiègle, de Prévert caustique…

Pourquoi lire ?
Pour apprendre des autres.

Un cinéaste ?
Quentin Tarantino

Un artiste à voir en concert ?
Jean-Louis Aubert

Un lieu fabuleux ?
Le Musée Grévin à Paris, pour la « Salle des colonnes » et le « Palais des Mirages » oui, c’est bien le mot fabuleux qui convient  !

Un écrivain ?
Jacques Prévert, un poète, dans la vie comme dans ses collages ou ses livres.

Votre actualité ?
Diverses séances de dédicaces de La Saga Maeght prévues en province et à Paris.
31 août, La Forêt des Livres à Chanceaux-près-Loches (37)
23 septembre, Soirée pour le cercle littéraire « Livres en Scène », Paris.
4/5 octobre, Festival des auteurs, Mouans-Sartoux (06)
Entre autres.

Site des Editions Robert Laffont

Site de Yoyo Maeght

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