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Philippe delerm écrire est une enfanceEcrire est une enfance, de Philippe Delerm, aux éditions de poche Points, 145 pages, 5€70.

La semaine dernière, en voyage à Bruxelles, il m’était impossible de ne pas faire un tour dans la célèbre librairie de la ville, cachée dans un recoin d’une des célèbres Galeries Royales : la librairie Tropismes. Cette librairie est grande, belle, accueillante. On n’y trouve tout ce que l’on souhaite de nouveautés et de livres plus rares. Ce jour-là, je ne cherchais rien de particulier. J’ai regardé pendant un bon moment, sans rien trouver. Puis, mon regard a trouvé la lettre D. J’ai cherché Delerm, et je suis tombée sur ce livre, sur cette couverture magnifique, photographie de Martine Delerm. Je n’ai pas hésité, et je ne regrette pas.

Philippe Delerm nous livre ses souvenirs, et à partir de quand il s’est mis à écrire. Il pourrait, cependant, difficilement nous expliquer pourquoi :

Pourquoi est-ce que j’écris ? Pourquoi ai-je écrit ce que j’ai écrit ? Je peux facilement dire le comment. Le pourquoi, c’est une autre affaire.

Il nous parle de son enfance, de ses premières lectures : Crin-Blanc, et Colette plus particulièrement ; mais aussi de son amour pour Martine, devenue sa femme aujourd’hui (photographe, illustratrice, auteur de littérature jeunesse), de son amour pour Proust, de sa manière d’exercer sa profession : enseignant. Et enfin et surtout, il nous explique son rapport à la littérature, à l’écriture, à la lecture, au cinéma, à la peinture. Un témoignage. Passionnant.

Voici quelques citations choisies :

L’écriture est toujours la traduction d’un manque, d’une fêlure, une façon de déplacer les atomes de la réalité.

Il est impossible d’écrire si l’on n’est pas du tout lecteur.

Chaque fois que j’ai tenté d’écrire ce qu’on peut appeler un roman, je suis parti d’un tableau, ou de l’univers d’un peintre, ou de la vie d’un peintre, ou de celle d’une confrérie de peintres.

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