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La chanson de l'éléphant 2

« La chanson de l’éléphant » se joue actuellement sur la scène du théâtre du Petit Montparnasse.

Pièce de théâtre de Nicolas Billon, mise en scène par Bruno Dupuis, assisté de Jeoffrey Bourdenet. Décors réalisés par Sophie Jacob. Marie-Hélène Pinon aux lumières, et Léonard à la vidéo.

Michaël (Jean-Baptiste Maunier) est un jeune patient d’un hôpital psychiatrique. Le docteur Greenberg (Pierre Cassignard), directeur de l’hôpital convoque Michaël : il est la dernière personne a avoir vu le docteur Lawrence, qui a disparu. L’infirmière Peterson (Christine Bonnard) tente de prévenir le directeur du comportement particulier de Michaël, et d’y aller doucement pour obtenir de lui des informations. Il ne veut rien entendre, en prétextant qu’il en a vu d’autres. Seulement, il en a rarement vu des aussi pervers. Un dialogue sans fin commence, entrecoupé de passages où Michaël se cache derrière son éléphant en peluche pour s’exprimer…

Cette pièce se joue dans une toute petite salle parisienne. L’avantage : on est proche des acteurs, on est proche de la scène, on ressent d’autant plus les émotions qu’essayent de nous transmettre les acteurs. Jean-Baptiste Maunier est troublant. Une peau blanche, un corps droit, imposant malgré sa maigreur, et une grande assurance. Il passe de la joie, à la tristesse, et à la colère en un rien de temps. Il est déjà un grand acteur. Pierre Cassignard et Christine Bonnard entourent le jeune homme, on sent la complicité qui existe entre eux. Capital pour un jeu tel que celui-ci où les acteurs ne sont que trois.

Les décors sont simples, mais adaptés. Il y en juste assez. Les vidéos, la lumière et la musique sont réunis dans les moments intenses de la pièce, et plutôt bien utilisés. Le thème de la pièce : la psychiatrie et ses alentours. Le dialogue entre le patient et le docteur permettent d’observer les faiblesses et les forces de chacun des personnages. Chaque détail compte. Aucune phrase n’est laissée au hasard. On attend la péripétie suivante. On sait qu’il y en aura une autre. Le personnage de Michaël mène la danse, avance des éléments, revient sur ses pas. Mais le spectateur n’est pas perdu. Cependant, les acteurs en font parfois un peu trop, exagèrent certains gestes anodins, mais n’est-ce pas le propre du théâtre ? N’est-ce pas grâce à cela que les émotions passent d’autant plus intensément. Tant qu’elles passent, c’est que le jeu est juste. Et c’est le cas. Une très belle pièce à découvrir au Petit Montparnasse.

Site du Petit Montparnasse

Site des Théâtres Parisiens Associés

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