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Hier matin, j’ai ouvert mon frigo. Il était vide. J’ai donc noté sur mon carnet : Aller faire les courses. Le soir même, alors que je marchais vers le Franprix de la rue Raffet, je me suis surprise à prendre cette rue, mais pas dans le  sens adéquat à remplir mes placards. Je me suis donc retrouvée à errer dans des rues — très calmes et plutôt vides — du XVIe arrondissement, des rues que je ne connaissais pas. Je suis passée devant une boîte aux lettres portant le nom de Bolloré, pas loin de la Villa Montmorency ; devant la Maison des Ecrivains et de la Littérature qui n’arbore qu’une mini plaque à l’entrée. J’ai croisé un couple de personnes âgées qui m’a demandé à quelle heure fermait le sentier naturel. Je ne savais pas de quoi ils me parlaient, je n’ai donc pas pu leur dire quelle était l’heure de fermeture du dit sentier naturel. J’ai aussi croisé des jeunes femmes, sûrement des nounous, avec une poussette et des enfants calmes dedans et agités autours ; un enfant tombant en plein milieu d’un passage piéton, et un papa qui avançant tête baissée devant, ne l’avait pas vu tomber ; une femme qui tenait un chien en laisse, chien qui allait plus vite qu’elle, et qui a manqué la faire tomber une ou deux fois ; et inversement, un peu plus loin, une petite dame octogénaire, tenant un chien aussi vieux qu’elle en laisse, qui ne voulait plus avancer (le chien), et qui s’allongeait sur le trottoir (toujours le chien) : elle tentait de le tirer, de le gronder, mais sa toute petite voix n’arrivait pas jusqu’aux oreilles du vieux chien. J’imagine qu’elle a attendu là jusqu’à ce que l’animal daigne se lever et repartir. Je me suis dit que tout de même, j’habitais un beau quartier, plein de chiens, d’enfants et de gens âgés. Je suis rentrée chez moi, le sourire aux lèvres. Vers 20 heures, comme tous les soirs, j’ai eu faim, et j’ai ouvert le frigo…

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