Retour en Bretagne avec Yann Queffélec

yann queffélec le soleil se lève à l'ouest Le soleil se lève à l’ouest récit de Yann Queffélec, février 2013, aux Editions Bartillat, dans la collection Omnia, 172 pages, 12€.

 Yann Queffélec est un homme que j’apprécie beaucoup. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois au mois d’août dernier, puis nous avons eu l’occasion de nous recroiser quelques fois depuis. Je tenais donc absolument à lire ce petit récit que je ne connaissais pas, et que les éditions Bartillat ont décidé de rééditer.  De plus, nous avons quelques points communs : il aime la Bretagne, y a vécu, et est né un 4 septembre. Tous ces éléments sont d’ailleurs le fil de son récit.

 Yann Queffélec nous parle ici de son enfance : « Il se lève à 7h32 le 4 septembre 1949. Il fait briller les yeux bleus de mon père et les yeux vert automne de celle qui me donne le jour. Je n’ai pas encore d’âge ; un bambin langé à l’ancienne, une pièce de monnaie collée au nombril. » La Bretagne est l’endroit où il se sent le mieux, il déteste « l’ignoble retour à Paris ». Il est bien au milieu de la mer, sur un bateau, en Bretagne. Il nous raconte ses souvenirs à l’Aber-Ildut où il a passé son enfance, ses premiers souvenirs en mer, mais aussi ses souvenirs d’enfance avec sa famille, l’oncle Jo, sa mère, sa sœur Anne…

C’est un petit livre qui sent la mer, on y entend les vagues, et les mouettes. Le lire donne envie de quitter Paris quelques jours pour retourner en Bretagne : « Il arrivait chez nous et disait : « Bretagne », à peine sa valise posée. Il voulait déjà repartir, quitter Paris avec ses carnets, son stylo plus ou moins becqueté, ses rêves d’enfant. Il mettait sur pied des battues à la crevette. Il repérait sur l’Almanach du marin breton, sa bible, un coefficient prometteur de trous giboyeux dans un paysage miraculeusement délivré des eaux. »

Yann Queffélec vient de créer son propre prix littéraire : le prix Yann Queffélec. Il a été remis à Brigitte Hervé pour Celtic on-line, chez Drouant, le 27 novembre dernier. Pour ceux qui auraient oublié, Yann Queffélec est également lauréat du prix Goncourt 1985 pour Les Noces barbares.

Site des Editions Bartillat

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2 Comments

  1. J’aime beaucoup cet auteur aussi et je ne connais pas ce récit. C’est drôle j’ai une fascination pour la Bretagne mais j’hésite toujours à m’y rendre … quelques été trop frais dans mes souvenirs sans doute ! J’aime que tu dises que ce livre sent la mer … Comme certaines chansons qui sentent le vent… Tu auras peut-être un jour le prix Yann Queffélec, qui sait ?
    A bientôt Myriam !

    1. Je l’aime beaucoup aussi. Et c’est vrai que ce petit texte transporte et donne vraiment envie de quitter Paris tout de suite pour se rendre en Bretagne !

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