Journal des films de mars 2017

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  1. Lumière ! de Thierry Frémaux. Un très émouvant documentaire pour commencer le mois. Thierry Frémaux a restauré les films des frères Lumière et en fait profiter le public. Il retrace le parcours de sa filmographie. L’humour, les débuts du reportage, la fiction… Tout y est. On se régale !
  2. Brooklyn de John Crowley. Dans les années 50, une jeune femme quitte l’Irlande pour l’Amérique. Une histoire qu’on a déjà vu, lu, entendu. Mais pour un résultat réussi ! Un très joli film sur l’écartelement entre deux pays et… deux amours…
  3. Le Fils de Saul de Laszlo Nemes. La claque. J’avais eu peur de le voir au cinéma. J’avais lu que tout était filmé en gros plan. Je crois que j’ai préféré le voir à la télé, la claque était déjà bien assez violente. Tout est réussi dans ce film. A travers l’histoire d’un seul homme que l’on suit tout au long du film, quasiment derrière son épaule, on découvre les chambres à gaz, les fours, les extérieurs des camps de concentration. Ce personnage est une sorte de guide. A travers lui, le spectateur voit tout. On en oublie même l’histoire par moment, tellement les images demeurent fortes et violentes. Un très grand film.
  4. Argo de Ben Affleck. On n’avait jamais très bien su pourquoi ce film avait eu tant de prix. Quand le film commence, on se pose encore la question. Mais pourquoi ? C’est quoi cette histoire de tournage complètement capillotracté ? On va faire un petit tour sur Internet, et là, révélation. C’est une histoire vraie. Le film prend alors tout son sens. En 1979, lors de la révolution iranienne, des Américains sont pris en otage à l’ambassade. 6 réussissent à s’échapper et se réfugient chez l’ambassadeur canadien. Pour les sortir de là, un agent de la CIA invente un plan surréaliste : faire croire que tous les 6 forment une équipe de cinéma, en repérage pour le tournage d’un film en Iran. L’un est producteur, l’autre scénariste, l’autre décorateur, etc. Fascinant !
  5. L’Effrontée de Claude Miller. Je ne me lasserai jamais de Charlotte Gainsbourg en petite fille ni de Lulu, sa compagne de jeu adorable.
  6. Paula de Christian Schwochow. Un très beau film sur la peintre Paula Becker, dont nous avions pu voir les belles toiles, il y a quelques mois, lors d’une exposition au Musée d’art moderne de Paris. Avec vingt minutes de moins, le film aurait été parfait. L’actrice Carla Juri est absolument exceptionnelle. Elle a un regard, un jeu, une gestuelle étonnante qui crèvent l’écran.
  7. La Confession de Nicolas Boukhrief. Joli film sur la religion et l’amour entre un prêtre et une femme. Un film plutôt d’actualité dans la mesure où se pose de plus en plus la question du célibat dans la profession. A quand la fin de cet archaïsme ?
  8. No country for old men des frères Coen. Pardon, mais j’ai rien compris (et je vous jure que je ne me suis pas endormie).
  9. Monsieur et Madame Adelman de Nicolas Bedos. Inconditionnelle de Nicolas Bedos, j’ai tout lu (même ses pièces de théâtre), j’achetais Marianne juste pour arracher la page de sa chronique, je restais tard devant la télévision me fadant les chroniqueurs les plus infects du PAF pour voir sa chronique de cinq minutes, je ne pouvais donc pas rater son premier film. Parfaitement bien écrit, une excellente chute et un Nicolas Bedos en retrait. Oui, en retrait, car Doria Tillier rayonne. La plus grande surprise de ce film est la découverte de Doria Tillier. Quelle actrice ! Éblouissante dans ce rôle, à sa juste mesure. J’étais venue voir Nicolas Bedos et j’ai vu Doria Tillier. Une belle révélation !
  10. Blow out de Brian de Palma. Un John Travolta étonnant dans un film qui met en lumière les coulisses, rarement visibles, du son au cinéma. La prise de son, le doublage, les bruitages. Tout ça en toile de fond d’un thriller plutôt réussi. 
  11. Chacun sa vie de Claude Lelouch. Je suis une inconditionnelle de Claude Lelouch, mais alors ce film dépasse l’entendement. Où est passé le Claude Lelouch d’Un homme et une femme ? Retrouvons-le, vite !
  12. Le Poulet de Claude Berri. La tendresse à l’état pur. Chaque minute de ce court métrage de Claude Berri donne le sourire. Le petit garçon est tellement mignon, tellement naïf, tellement attachant.  Je regrette qu’on ne voie pas assez les enfants au cinéma. Ou quand on les voit, c’est pour leur maturité. Voyons les enfants pour ce qu’ils sont, des êtres encore purs, comme dans les films de la Nouvelle Vague.
  13. Citizen Kane d’Orson Welles. Parfois, on se demande pourquoi on a attendu si longtemps pour voir un film. Peut-être à cause de cette phrase entendu mille fois : « T’as pas vu Citizen Kane ? Mais c’est le meilleur film qui n’ait jamais été réalisé ! » A force, on n’y croit plus, voyant ce genre de punchline sur toutes les affiches de chaque nouvelle sortie hebdomadaire. Bien emballé dans son plastique, le DVD attendait donc dans la bibliothèque (oui, on mélange les DVD avec les livres, c’est plus sympa). Meilleur film de « tous les temps », je ne sais pas, mais très grand film, ça c’est sûr. Du journalisme (la belle époque du journalisme), des hommes, des adultères, des femmes, des mensonges, un mystère. On ne critique pas un classique, on le voit. A vos écrans ! Rosebud
  14. Les Saveurs du Palais de Christian Vincent. Je n’avais pas vu ce film à sa sortie, rebutée par l’affiche un peu grossière, donnant l’impression que l’on a affaire à une grotesque comédie de plus. Et bien non ! L’affiche n’est pas du tout représentative du film. On entre dans les coulisses des cuisines de l’Elysée avec une Catherine Frot au meilleur de sa forme. Excellente dans ce rôle de cuisinière particulière du président de la République, joué par un Jean d’Ormesson dont le rôle lui sied à merveille. En toile de fond, le statut de la femme dans un monde d’hommes et de pouvoir. A voir, donc !
  15. Le Ballon rouge d’Albert Lamorisse. Tout comme Le Poulet de Claude Berri, ce court métrage d’Albert Lamorisse est adorable. On aimerait en voir plus souvent. La naïveté de l’enfant rayonne. Toute une métaphore est délivrée en fond de cette jolie fable.
  16. Harry dans tous ses états de Woody Allen. Un joli Woody Allen de plus au palmarès. Pas mon préféré. Un peu déluré, mais je me souviendrai longtemps de Robin Williams flouté. « Je suis flou ! »
  17. La Bête curieuse de Laurent Perreau. Un téléfilm diffusé sur Arte, avec Laura Smet dans le rôle principal et Samir Guesmi dans le second rôle. Les deux acteurs jouent parfaitement dans leur rôle. La douceur de Samir Guesmi est toujours un plaisir à l’écran. En revanche, on repassera pour le scénario un peu capillotracté…

Détails de la vie des gens. Arsène Lupin, à Étretat.

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À Étretat

Maurice Leblanc

Y installa

 
Son personnage

D’Arsène Lupin.

Des milliers d’pages

 
Et des enquêtes,

Grands soirs de fêtes,

Dans la luxure,

Et les parures.

 
Il fit rêver,

Par sa beauté,

Et l’élégance,

De sa prestance.

 
Chapeau haut-de-forme

Et gants de soie.

Toujours hors norme,

Et hors-la-loi.

 
Ce gentleman

Cambrioleur

Jamais ne gagne

Dans la langueur.

 
Serait-ce un homme ?

Maurice Leblanc.

Ou son fantôme ?

Arsène Lupin.

 
Les formes se mêlent,

Dans la chapelle,

Sur la falaise.

À Étretat.

Détails de la vie des gens : Ceci est un Figaro Littéraire 

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C’était jeudi matin,

T’as acheté Le Figaro,

Pour lire les pages éco,

Ou faire bien dans le métro.

 
T’as vu ce bout de papier,

Coincé entre deux pages,

La tête de Fitzgerald.

« Me serais-je trompé ? »

 
Tu as soudain pris peur.

« De la littérature !

Mon dieu, mais quelle injure ! »

À terre les huit feuillets !

 
Écrasés sous tes pieds,

Le livre assassiné.

Sortir de ta torpeur

T’a bien pris une bonne heure.

« Emily L. » de Marguerite Duras 

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©Myriam Thibault

Emily L., roman de Marguerite Duras, aux Editions de Minuit, 160 pages, 14€.

A Quillebeuf, la narratrice et son ami discutent dans un café. Puis, ils se mettent à écouter cet homme, surnommé le Captain, parler à la patronne du bar. Dans les deux duos, une histoire d’amour éclot. L’écriture se mêle à l’amour. Quand devient-on écrivain ? Est-on écrivain lorsque l’on n’écrit pas ? Qu’est-ce que l’écriture ? Ecrire sur soi, c’est aussi écrire sur les autres. Marguerite Duras le sait bien… D’ailleurs, est-elle un peu la narratrice qui raconte cette histoire ? Est-elle un double ? Elle nous incite à nous poser aussi toutes ces questions du double fictionnel, de qui écrit, de qui devient écrivain.

Ce que nous préférons, c’est écrire des livres l’un sur l’autre – et on a ri.

A travers une histoire d’amour et les poèmes d’Emily L., Marguerite Duras nous parle de l’écriture. L’Amant, le livre le plus connu et le plus aimé de Duras, m’est tombé des mains. Je préfère le reste de son œuvre : La Vie matérielle, Ecrire ou encore Emily L. Ce sont des livres qui me parlent, dont je ressens une certaine sensibilité, qui mettent en lumière le quotidien, la littérature, l’écriture, le rapport à l’écrit. J’aime Marguerite Duras quand elle me parle de toutes ces choses.

Site des Editions de Minuit

Les Garçons manqués Nicolas Rey & Mathieu Saïkaly à la Maison de la poésie 

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Les textes et partitions de Nicolas Rey et Mathieu Saïkaly / ©Myriam Thibault

Mardi soir, plutôt que de regarder 11 apprentis présidents se battre sur une chaîne d’informations, je me suis rendue avec un ami (ami talentueux, dont je vous parlerai bientôt et dont vous pouvez d’ores et déjà acheter le livre par ici) à la Maison de la poésie. Ce soir-là, dans la toute petite salle du sous-sol, la salle Lautréamont, l’écrivain Nicolas Rey et le chanteur Mathieu Saïkaly revenaient pour leur second concert littéraire : Des nouvelles de l’amour.

La délicatesse et la tendresse de l’écriture de Nicolas Rey s’accordent à merveille à la douceur de la voix de Mathieu Saïkaly. Nicolas Rey nous parle de l’amour, des femmes, du quotidien, d’Hippolyte, cet enfant surprotégé, de la violence des jours qui passent et de la beauté des jours passés. Mathieu Saïkaly lui répond en chanson de Niagara à Michael Jackson, en passant par Stromae. Tous les deux nous racontent une histoire qu’on voudrait voir durer toute la nuit. Lorsque le concert s’arrête, on reprendrait bien une dose de cette tendresse avant de retourner dans ce monde violent.

On leur souhaite tout le succès qu’ils méritent, tous les mardis, à 20 heures jusqu’au 13 juin à la Maison de la poésie, puis au Festival Mythos à Rennes le 6 avril, au Printemps de Bourges le 22 avril, et au festival d’Avignon du 6 au 26 juillet. En attendant de retourner les voir, on écoute le dernier album de Mathieu Saïkaly et on lit le nouveau livre de Nicolas Rey qui sort le 13 avril prochain…

Site de la Maison de la poésie

Site des Editions de La Martinière

La Page Youtube de Mathieu Saïkaly

« Santo Sospir » de Maï-Do Hamisultane

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Santo Sospir, roman de Maï-Do Hamisultane, Editions La Cheminante, septembre 2015, 140 pages, 7€.

Ce week-end, le Salon du livre de Paris accueillait le Maroc comme pays invité d’honneur. Maï-Do Hamisultane, qui a eu le prix Sofitel Tour Blanche pour son roman Santo Sospir, était présente sur le stand du Maroc.

Santo Sospir m’interpelle, car je suis une inconditionnelle de Jean Cocteau (j’ai même consacré mon mémoire de première année de master à la Sorbonne, aux relations qu’entretenait Jean Cocteau avec l’opium). Santo Sospir est une villa à Saint-Jean-Cap-Ferrat, où Francine Weisweiller a invité Jean Cocteau. Il devait y rester quelques jours, il y est resté des années et a repeint entièrement les murs blancs de cette maison.

L’héroïne de Santo Sospir attend un homme, comme Pénélope attend le retour d’Ulysse. En visitant la Villa Santo Sospir, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, la narratrice comprend ce que veut dire Santo Sospir. Saint Soupir. Endroit où les femmes, regardant à l’horizon, attendent le retour de leur mari, en soupirant. Un peu comme le pont des Soupirs à Venise, qui entraînait les prisonniers vers les cachots.

Un roman hybride qui mêle des SMS échangés entre les amants, des passages de récits, des moments vécus lors de la visite de la Villa Santo Sospir. La forme a une importance véritable. On croise les messages une première fois, on les recroise. Les moments de vie s’enchaînent et s’entremêlent. Maï-Do Hamisultane crée un roman de l’absence, de l’amour, du désir, de la distance. Les références littéraires et artistiques entrent en résonance avec l’histoire de cette femme. On soupire avec elle en attendant…

Site de la Villa Santo Sospir

Mes coups de cœur pour Le Parisien 

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Coup de cœur du mois de février dans Le Parisien, pour « Arrête avec tes mensonges » de Philippe Besson (Julliard)

Coup de cœur du mois de mars pour Celui qui est digne d’être aimé d’Abdellah Taïa (Seuil)

Journal des films de février 2017

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  1. Une sale histoire de Jean Eustache. Un court métrage où Michael Lonsdale raconte dans un salon bourgeois une sale histoire… pour ne rien dévoiler de l’intrigue, je ne vous dirai rien des frasques du personnage. Un court métrage très intéressant sur le point de vue, sur le tabou, la manière de voir le monde, la perception de chacun et en particulier de l’opposition entre hommes et femmes…
  2. Kill Bill 2 de Quentin Tarantino. Un Tarantino. Du sang, de la violence, la femme au centre du film et malgré tout dépendante de l’homme. Pas son meilleur…
  3. Les Photos d’Alix de Jean Eustache. Un deuxième court métrage déroutant. Passionnant pour tous les amoureux de la photographie. Il traite du point de vue, du fait que chacun d’entre nous voyons les choses différemment. C’est poussé à l’extrême, mais c’est d’autant plus intéressant. Pour tous les amoureux de la photo et du cinéma !
  4. Les Confessions de Roberto Andò. Une réunion du G8 qui tourne mal, un prêtre qui n’a a priori rien à faire là, une intrigue un peu capillotractée, certes, mais une morale intéressante. Un film italien où Toni Servillo réussit à nous entraîner dans sa pensée, même si les autres personnages nous laissent parfois un peu sur le côté… 
  5. Silence de Martin Scorsese. Un beau film sur une période de l’histoire que nous ne connaissons pas forcément. Un peu manichéen, parfois. Ce film reste fort intéressant sur le fond, et il faut reconnaître que Andrew Garfield et Adam Driver sont formidables dans leur rôle. Un film sur la religion, à voir. Surtout en ce moment.
  6. Demain tout commence d’Hugo Gélin. Une belle comédie, bien menée, avec une intrigue forte menée jusqu’aux dernières minutes du film sans laisser percevoir une once de la chute. Omar Sy est rayonnant, Gloria Colston est excellente. Une belle carrière s’offre à elle…
  7. Cultiver son champ de bataille de Thomas Ermel. Un documentaire passionnant sur un homme qui cultive un ancien champ de bataille. Régulièrement, des corps de soldats remontent à la surface, vestiges de la guerre. Il vacille entre culpabilité et nécessité de vivre et de continuer à cultiver son champ « de bataille ». (À voir sur le site de Thomas Ermel : thomasermel.wordpress.com)
  8. L’Enfer de Claude Chabrol. La psychologie du personnage de François Cluzet est passionnante. Qu’est ce que la jalousie ? Comment se traduit-elle lorsqu’elle est poussée à l’extrême ? Au maladif ? Comment vivre avec cette jalousie, sans pourrir son entourage ? Ce film pose tout un tas de questions sur ce sentiment de la jalousie, qui peut devenir une maladie. François Cluzet est remarquable. Et vous pourrez avoir le plaisir de voir Emmanuelle Béart et Marc Lavoine, dans leur jeunesse la plus éclatante. 

Le Deuxième Texte aux Editions des Femmes d’à côté

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Le Deuxième Texte, aux Editions des Femmes d’à côté / ©Myriam Thibault

Le Master 2 Edition de la Sorbonne-Paris IV vient de publier son livre : Le Deuxième texte. Le thème : revisiter une œuvre de la littérature, de l’art, du cinéma, de la BD…, et mettre en lumière un personnage féminin de second plan.

J’ai eu le plaisir d’écrire pour ce livre une revisite du Fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet : La kiosquière des Deux Moulins. J’ai également eu le bonheur de l’entendre, lu par une actrice, lors de la soirée de lancement, à la Maison de la poésie.

Lecture de mon texte « La kiosquière des Deux Moulins », à la Maison de la poésie / ©Myriam Thibault

Dans ce recueil de textes, vous trouverez également des textes d’Eric Chevillard, Léa Arthemise ou encore Stanislas Wails. Vous pourrez y lire des revisites de Bérénice, des contes des frères Grimm, d’un tableau de Klimt, de Manet et même des Schtroumpfs !

Les Editions des Femmes d’à côté seront présentes lors du Salon du livre de Paris, du 24 au 27 mars, sur le stand U15.

Les Femmes d’à côté à la Maison de la poésie / ©Myriam Thibault

Site des Editions des Femmes d’à côté

Site du Master 2 Edition de la Sorbonne-Paris IV

Site de la Maison de la poésie

Journal des films de janvier 2017

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film

  1. La Bonne année de Claude Lelouch, un classique. Lino Ventura est d’une élégance incontestable. Charles Gérard, tellement drôle. On ne s’en lassera jamais…
  2. L’Aventure c’est l’aventure de Claude Lelouch, un deuxième classique. Il me semble que j’ai revu ces deux films grâce à une rétrospective du réalisateur sur Arte. Quel bonheur de revoir ce film. La première fois que je l’ai vu restera gravée dans ma mémoire. J’étais en stage aux Editions La Tengo, qui publient la revue Schnock. Le dossier principal était dédié au film. La soirée de lancement de la revue a eu lieu au Club 13, le cinéma de Claude Lelouch, où une projection du film avait lieu. J’ai donc vu L’Aventure c’est l’aventure pour la première fois, dans les confortables fauteuils en cuir de son cinéma, juste derrière lui. Je le voyais rire, revoir ses acteurs. Un bonheur.
  3. Nocturnal Animals de Tom Ford. Quel film ! L’esthétique est incontestable. Tom Ford, aussi élégant dans la mode que sur grand écran. L’imbrication des différentes histoires est remarquable. Quel tour de force de réussir à nous faire entrer dans  trois histoires sans nous perdre une seule seconde, et en nous tenant en haleine jusqu’aux dernières minutes de film.
  4. La Mécanique de l’ombre de Thomas Kruithof. Un très bon premier film qui nous entraîne dans les coulisses sordides de la politique. François Cluzet, Denis Podalydès, Simon Abkarian sont excellents, Thomas Kruithof étant certainement un très bon directeur d’acteurs en plus d’être un bon réalisateur. Dans l’attente des prochains films avec impatience…
  5. The Young Pope – Saison 1 de Paolo Sorrentino. Waouh ! Je regarde rarement des séries. D’ailleurs, celles qui m’attirent vraiment, je les achète et les regarde en DVD. Étant une inconditionnelle de Paolo Sorrentino, je n’avais pas trop de doutes. Mais alors quelle série ! L’esthétique est remarquable, le scénario excellent, et le personnage de Jude Law parfait ! Je suis absolument conquise par tous ces petits détails qui bravent les clichés sur la religion. L’invisible pape, comme Salinger, Kubrick, Banksy, Daft Punk. Et cette scène inoubliable où il met ses vêtements sertis de bijoux sur la musique de LMFAO, « Sexy and I Know it »…
  6. Le Prénom de Matthieu Delaporte & Arnaud de la Patellière. Sans doute l’un de mes films préférés. Sans doute les meilleurs dialogues du cinéma français depuis bien longtemps. On aime voir Valérie Benguigui dans ce rôle qui lui va à merveille. Charles Berling, Patrick Bruel, Guillaume de Tonquedec, Judith El Zein. Pas un en dessous des autres. Un seul regret, j’aurais aimé voir la pièce au théâtre…
  7. Le Quai des brumes de Marcel Carné. Un classique, à voir et à revoir, pour les beaux yeux de Michèle Morgan qui nous a quittée récemment, pour le charisme de Jean Gabin, pour le scénario et les si bons dialogues de Jacques Prévert.
  8. La La Land de Damien Chazelle. Waouh ! Quel film ! N’en déplaise à tous les critiques mal lunés qui nous ont pondu des articles sur la prétendue arnaque de ce film. Que les snobs restent chez eux. Sortez ! Ruez-vous au cinéma tant que le film passe encore dans les salles. C’est tellement beau sur grand écran. Un hommage au cinéma, à l’amour, à la musique. Que de références. Même si le scénario n’a rien d’exceptionnel, tout l’est autour de lui. Les acteurs offrent une réelle performance (combien d’heures de cours de chant ? De cours de danse ?). Depuis quand n’avions-nous pas vu un film musical aussi réussi ? Un film qui deviendra culte dans les prochaines années, s’il ne l’est déjà…
  9. Médecin de campagne de Thomas Lilti. Un très joli film sur la médecine dans les lieux les plus reculés. Comment être un bon médecin ? Quel lien entretenir avec ses patients ? Qu’attendent-ils de leur médecin généraliste – le seul à des kilomètres à la ronde, le seul en qui ils peuvent avoir confiance ? François Cluzet vraiment très bon dans son rôle. Il est d’ailleurs nommé pour le meilleur acteur aux Césars…
  10. Je vous trouve très beau d’Isabelle Mergault. Un film qui passe régulièrement à la télévision à la venue des beaux jours, un peu comme Le Père Noël est une ordure est diffusée pendant les vacances de Noël. Le film du dimanche soir, pas prise de tête, où les mignonneries émeuvent et n’énervent pas.
  11. La Chamade d’Alain Cavalier. On se croirait dans un Truffaut. Les livres envahissent l’espace, l’amour et le désamour aussi. La petite musique de Françoise Sagan résonne à chaque minute du film, à chaque pas de Catherine Deneuve, à chaque faux pas de Roger Van Hool.

En résumé, que des beaux films pour le mois de janvier…