Lancement du Charles n°22 : Littérature & Politique

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Soirée de lancement Charles 22

Le nouveau numéro de la revue Charles est en librairie. Vous pouvez rencontrer toute l’équipe de la revue le vendredi 30 juin, à partir de 18h30, à la librairie L’Acacia (33-35 bd du Temple, 75003 Paris – métro République). J’ai eu le plaisir de réaliser l’interview de Yann Moix, avec  le rédacteur en chef de la revue, Arnaud Viviant. J’ai également écrit un article sur les écrivains attaqués pour diffamation ou atteinte à la vie privée par des hommes politiques.

Pour acheter la revue, c’est par ici.

Voici le sommaire de la revue :

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX :

L’édito de François Mitterrand • Politburo : « Au milieu, c’est merveilleux », le portrait de François Bayrou par Gilles Boyer • Graine de star : « Rémy Dick – 22, v’là le maire ! » portrait par Loris Boichot • Je t’aime moi non plus – Anne Fulda : « François Baroin, ce n’est pas un gentil », propos recueillis par Fanny Saliou et Soizic Bonvarlet  • Pour qui votez-vous Alain Minc ?, entretien par Arnaud Viviant

DOSSIER  LITTÉRATURE & POLITIQUE :

Yann Moix : « Je suis un mec de gauche de droite » entretien par Arnaud Viviant et Myriam Thibault • « Quand les écrivains écrivent des polars », enquête de Pascal Mateo • Entretien avec Edouard Philippe par Pascal Mateo • Bernard Pivot : « Macron, ce personnage de roman! », entretien par Constant Méheut • « Bruno Le Maire, le plus proustien des Républicains » portrait par Clémence de Blasi • « Merci pour ce moment », l’histoire des éditions du Moment par Lina Trabelsi • « Dictionnaire littéraire de la politique » par Alexandre Chabert • Henri Guaino : « J’écris dans la douleur », entretien par Loris Boichot •  « Quand la politique n’aime pas la littérature », enquête sur les procès opposant politiques et écrivains, par Myriam Thibault • Cécile Guilbert : « Si Hollande avait lu Shakespeare, il se serait davantage méfié de Macron », propos recueillis par Soizic Bonvarlet et Fanny Saliou • « Blum avant Blum », le portrait de Léon Blum critique littéraire par Arthur Nazaret.

RÉVOLUTION CULTURELLE :

Nouvelle littéraire : « Et je ne vous quitterai pas », par Thomas Thévenoud • « Touche pas à ma capote ! – Une brève histoire des goodies politiques » par Zvonimir Novak.

Journal des films de mai 2017

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ciné

  1. Aurore de Blandine Lenoir. Quel joli film ! Cela faisait longtemps qu’une comédie française ne m’avait pas autant fait rire. Agnès Jaoui y est rayonnante, tout comme Pascale Arbillot qui possède ce potentiel comique si élégant. Aurore, c’est le film de la crise de la cinquantaine, c’est la peur des hommes quand on a été célibataire pendant des années, c’est la relation avec ses enfants et leur départ de la maison, et c’est aussi la ménopause… Drôle, léger, avec de si belles actrices, qu’il serait dommage de passer à côté !
  2. Black Coal de Diao Yinan. Il fait partie de ces films qui vous laissent sur le banc, vous abandonnant au fur et à mesure de l’avancée du film.
  3. Marguerite et Julien de Valérie Donzelli. Très beau film. Valérie Donzelli nous plonge dans une histoire vraie, celle de Marguerite et Julien. Deux frère et sœur qui se sont aimés, et qui ont été condamnés à mort pour leur amour. Ce film est tiré d’une histoire vraie et surtout d’un scénario de François Truffaut, qui n’avait jamais réalisé le film…
  4. Django d’Etienne Comar. Une vraie déception. Malgré un Reda Kateb excellent dans son rôle de guitariste, le film manque de ce petit quelque chose qui emporte. Sûrement quelques coupes à faire dans le montage et une faiblesse du scénario sont les responsables de ce résultat. Dommage pour un film tant attendu…
  5. Rouge sang de Xavier Durringer. Je ne regarde pas souvent les téléfilms, mais lorsqu’ils sont signés Xavier Durringer, je tente ma chance. Ce n’est, certes, pas exceptionnel, mais Sandrine Bonnaire relève le niveau. On regrettera cependant des dialogues peu travaillés et une intrigue un peu capillotracté où les clichés du thriller s’enchaînent…
  6. Get Out de Jordan Peele. Waouh ! Quel film ! Exceptionnel. Get out, à travers les codes du thriller et du film d’horreur nous propose un film plein d’humour qui décape les clichés autour du racisme pour en réaliser un excellent vaccin contre tous les préjugés. Vu complètement par hasard : j’avais deux heures à tuer, et il n’y avait rien d’autre au cinéma. Parfois, le hasard fait bien les choses. On tombe sur d’excellents films dont on se souviendra longtemps, et qu’on ne serait jamais allé voir si les circonstances ne l’avaient pas permises. A voir absolument !
  7. Le Procès du siècle de Mick Jackson. Rien d’exceptionnel. Sous les codes du biopic, ce film relate le procès qui a opposé Deborah Lipstadt, historienne qui fait perdurer la mémoire de l’Holocauste, à David Irving, complotiste qui ne croit pas à la Shoah. Ce film aurait pu être passionnant. Malheureusement, il lui manque ce petit quelque chose qui nous emporte vraiment. Intéressant, mais nous n’y apprenons pas grand-chose. Un film qui reste sûrement un peu trop en surface…
  8. Ténèbres de Dario Argento. L’écrivain Peter Neale vient de sortir son nouveau roman, un énième best-seller. Alors qu’il fait la promotion de son livre à Rome, une série de meurtre s’enchaîne. Qui peut bien en être l’auteur ? Et pourquoi le roman de Peter Neale se retrouve au centre de cette série d’assassinats ? C’est la première fois que je regarde, grâce à un ami, un film de Dario Argento, et je ne suis pas déçue ! Ténèbres est extrêmement bien construit. Les ramifications se développent au fur et à mesure de l’avancée du récit. Dario Argento nous tient en haleine jusqu’à la dernière minute. Même si, indéniablement, son cinéma a un peu vieilli, ce film est une vraie réussite.
  9. Phenomena de Dario Argento. En revanche, Phenomena a très mal vieilli. Une jeune fille se découvre le pouvoir de communiquer avec les insectes. Alors qu’elle vient d’entrer en pension, son pouvoir va lui permettre de découvrir le meurtrier de dizaines de jeunes filles dans la région… Le fantastique entre en ligne de compte, et c’est sûrement pour cette raison que le film a mal vieilli. On n’y croit pas, et on rigole plus qu’on a peur…
  10. Tchao Pantin de Claude Berri. Quel beau film ! Régulièrement, je me demande pourquoi je n’ai pas vu certains films plus tôt. En effet, Coluche excelle dans ce rôle. Et Richard Anconina, qu’on a un peu oublié ces derniers temps, nous revient en pleine face. Sa jeunesse éclate. La noirceur de ce film révèle une humanité. Un classique, à voir et à revoir, évidemment.
  11. Les Fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin. Jamais je n’avais été autant partagé en sortant d’une salle de cinéma. Mais que s’est-il passé pour qu’on sorte avec un tel tournis ? De sublimes scènes de cinéma se mêlent à des passages qui laissent sans voix (et pas dans le bon sens du terme). Charlotte Gainsbourg, Marion Cotillard et Mathieu Amalric sont excellents. Arnaud Desplechin est indéniablement un très bon directeur d’acteurs. En revanche, pour ce qui est du montage… Mais que se passe-t-il à la fin ? Est-ce la faute des coupes réalisées pour le Festival de Cannes ou y a-t-il une autre explication ? Un total manque de chronologie transforme la fin en un véritable bordel. On ne comprend plus rien. Les scènes n’ont plus l’air de se suivre. Je suis sortie dans rare un état de perplexité.
  12. Discount de Louis-Julien Petit. J’avais manqué ce film au cinéma et je ne regrette pas de l’avoir vu à la télévision. Discount raconte les magouilles organisées par toute une bande de collègues travaillant dans un supermarché discount pour récupérer la marchandise qu’ils jettent tous les jours afin de la revendre. Ce film révèle une très belle leçon d’humanité (et une superbe musique de Ruddy Descieux : « Century »)
  13. Des frères et des sœurs de Anne Giafferi. Un très joli téléfilm qui relate avec humour les déboires de deux frères et deux sœurs dont le père vient de mourir. Comment gérer l’héritage et les secrets de famille ? Il va y avoir du sport…
  14. La Chambre verte de François Truffaut. J’aime François Truffaut, mais je dois avouer que La Chambre verte ne m’a pas emmené avec elle. L’histoire ne m’a pas tellement touché, j’ai trouvé certains passages se plonger dans l’exagération. On ne peut pas tout aimer…

« Grand-père » de Marina Picasso 

Marina Picasso, Grand-père, Folio, 210 pages, 5€90.

Marina Picasso décide d’écrire ce livre bien après la mort de son grand-père, Pablo Picasso. Comment vivre avec un grand-père aussi connu, qui ne vous accorde pas la moindre petite minute d’intérêt ? Marina et son frère, aussi appelé Pablo, un patronyme difficile à porter, qui le mènera au suicide, ont vécu dans l’ombre de ce grand-père et dans la misère. La pauvreté, l’absence du père, l’indifférence du grand-père, rien ne leur a été épargné. Ils ont subi une enfance douloureuse, dans la tristesse de ne pouvoir rien partager avec cet homme, cet artiste connu et reconnu, qui aurait pu tant leur apporter, si seulement il l’avait souhaité.

Ce récit est intéressant, bien qu’un peu dérangeant malgré tout. L’écrivain Lionel Duroy, dont le sujet de prédilection est la famille, me disait il y a un an, qu’un livre ne pouvait tenir sur une simple volonté de vengeance. En effet, Marina Picasso s’occupe aujourd’hui de l’œuvre de Picasso. Mais à la lecture de ce livre, on a le sentiment d’une volonté de révéler la face cachée de Picasso. La face la plus sombre de son caractère. Nous ne sommes pas vraiment dans le sentiment de vengeance, mais dans celui de la rancune. Ce qui devient gênant au fur et à mesure des pages. Je croyais lire un livre sur Picasso, mais j’ai lu un livre sur la rancoeur tenace d’une petite-fille déçue. Elle lui en veut surtout pour le suicide de son frère, qui ne supportait pas cette relation, qui a extrêmement mal vécu de ne pas pouvoir voir son grand-père le jour de sa mort. Il s’est suicidé à la suite de ça. Ce récit nous apprend le poids de Picasso sur son entourage. Et finalement, il nous révèle la souffrance d’une descendance face à un monstre de génie.

« Je cherche l’Italie » de Yannick Haenel

Yannick Haenel, Je cherche l’Italie, Gallimard, 2015, 208 pages, 17€50.

Qu’ai-je fait à Florence, depuis trois ans ? Il m’arrive de penser que le temps, ici, s’ouvre mieux qu’ailleurs.

Yannick Haenel est parti en Italie pendant de longs mois. Il a vécu pendant quatre ans à Florence, de 2011 à 2014. Ce livre n’est pas un roman, mais un récit. Un récit de voyage, à la fois physique et mental. En voyageant en Italie, Yannick Haenel nous emmène dans la culture du pays, mais aussi dans la sienne. Des réflexions sur Saint François d’Assises, son journal de lecture de Georges Bataille, dont il a décidé de lire l’intégrale. En cherchant l’Italie, ne se chercherait-il pas lui-même ? C’est la question que l’on peut se poser tout au long du récit.

Passionnant, Yannick Haenel nous emmène aussi dans les recoins de Florence, dans tous ces lieux où l’on aimerait passer des heures à observer chaque détail de la beauté des lieux. Le caractère sublime de Florence restant inégalée. Au hasard de ses rencontres, il nous relate des anecdotes. Comme ce jour où un serveur, Roberto, lui a dit cette phrase étrange sur les Toscans :

I Toscani hanno il cielo negli occhi e l’inferno in bocca. (Les Toscans ont le ciel dans les yeux et l’enfer dans la bouche).

Sans oublier tous ces passages sur sa réflexion sur l’écriture. Des passages passionnants, parfois un peu énigmatiques, qui poussent le lecteur à réfléchir davantage sur ce qu’il est en train de lire. Un livre hybride, beau, mélancolique, érudit.

J’attends que ce vide où je suis tombé me prépare à écrire – c’est-à-dire à aller plus loin encore dans le silence qui entraîne le langage.

Site des Editions Gallimard

Projet photographique – Le tabou des règles

Depuis septembre, je suis des cours de photographie aux Ateliers des Beaux Arts de Montparnasse, avec Regina Virserius. J’ai réalisé ce projet sur le tabou des règles après avoir visionné le film Une sale histoire de Jean Eustache. Nous avions alors comme consigne de réaliser un projet sur le tabou dans la société.

Vous pourrez voir le résultat de mon projet aux Ateliers Beaux Arts de Montparnasse (80 Bd du Montparnasse – 75014 Paris) : Vendredi 15h-21h / Samedi 15h-19h‬. Merci aux modèles Agnès, Armelle & Laura. Et un grand merci à Regina Virserius !

Thierry Frémaux à la Galerie Cinéma 

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Mardi soir, à la Galerie Cinéma, Thierry Frémaux était présent pour dédicacer son livre Sélection officielle, paru chez Grasset. J’ai donc eu le plaisir de rencontrer cet homme si influent dans le monde du cinéma, qui a commencé bénévole à l’Institut Lumière, avant de monter, monter, monter, pour finir directeur. J’ai eu la chance de pouvoir visiter la Villa Lumière et le hangar (d’où sortent les ouvriers dans l’un des célèbres premiers films des frères Lumière). Le lieu Art Déco est absolument sublime. Le rez-de-chaussée est somptueux avec le jardin d’hiver. Puis, dans les salles suivantes, on peut découvrir des cinématographes, les premiers films des frères Lumière, des techniques de prise de vue, et les films de sortie du hangar des réalisateurs comme Pedro Almodovar ou encore Quentin Tarantino. A l’étage, la chambre d’Antoine Lumière n’a pas bougé. En revanche, les autres salles ont été rénové pour laisser places à des expositions temporaires et des projections. Je vous laisse découvrir un peu mieux ce lieu avec quelques photos ci-dessous.

 

 

Chambre d’Antoine Lumière / ©Myriam Thibault

Appareils pliants Lumière / ©Myriam Thibault

Villa Lumière / ©Myriam Thibault

Retour à Paris. En ce moment, et jusqu’au 22 juillet, la Galerie Cinéma propose une exposition de l’INA pour les 70 ans du Festival de Cannes. L’INA ressort de ses archives de superbes photographies du Festival : Truffaut, Godard, Cocteau, Visconti, Hitchcock, Delon, Schneider, et bien d’autres. Sans oublier la salle de projection, au fond de la Galerie, qui propose une petite histoire de chacune des photographies, racontée par Pierre Lescure, Gilles Jacob ou Thierry Frémaux. C’est donc le moment de venir faire un petit tour dans le Marais, au 26 de la rue Saint-Claude pour découvrir cette très belle exposition qui nous plonge dans les coulisses des archives du Festival de Cannes. A ne pas rater pour tous les amoureux du cinéma !

 

Site de la Galerie Cinéma

Site de l’Institut Lumière et de la Villa Lumière

 

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Jean Cocteau, François Truffaut, Jean-Pierre Léaud / ©INA

 

« Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique » de Jon Monnard

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Jon Monnard nous fait le plaisir de répondre au Bazar de questions. Ce jeune écrivain suisse vient de publier son premier roman Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique aux Editions L’âge d’homme. Un premier roman très prometteur et remarqué par la critique depuis sa sortie en librairie. Jon Monnard dévoile dans le Bazar de questions (ci-dessous) que ce roman a pour origine un concours littéraire pour la marque Prada. Avec beaucoup de subtilité, de finesse, de délicatesse, Jon Monnard nous entraîne dans l’univers de Coska, un personnage qui découvre le monde de la mode et de la haute couture tout en nous faisant également partager son entrée dans le milieu littéraire. Mode et littérature se mêlent jusqu’à former des parallèles et métaphores entre la couture et l’écriture, pour notre plus grand plaisir de lecteur, qui n’avions pas lu un premier roman aussi enthousiasmant depuis longtemps. D’ailleurs, l’écrivain Philippe Besson l’avait bien senti. Il offre à ce roman une très belle préface qui promet à Jon Monnard un bel avenir littéraire. On attend avec impatience le prochain…

jon

Ton livre de chevet ?

Gatsby le magnifique.

Ta musique du moment ? 

Du rap français, comme souvent. « Mauvaise graine » de Nekfeu et aussi « La Terre je la dévore » de Georgio, deux sons récemment découverts et constamment dans mes oreilles. J’aime bien aussi la BO de Swiss Army Man.

L’objet que tu aimes offrir ? 

Classique: un livre, avec un mot griffonné sur une page arrachée d’un Moleskine.

Le classique qui te tombe des mains ? 

Le Rouge et le Noir.  Peut-être parce que c’était une lecture qui m’était obligée.

Un objet fétiche ? 

Une édition originale des Poèmes saturniens dédicacée à Arthur Rimbaud, de Paul Verlaine. Je rigole! Ça peut sembler terrible, mais une boule de neige avec le Titanic à 75°, en train de sombrer.

Pourquoi écrire ? 

Par nécessité.

Ecrire en musique ? 

Oui, plutôt avec des écouteurs.

Un photographe ? 

Il y en a tant… Mais je choisirai tout de même le kitsch de David Lachapelle.

Ton film culte ? 

Rushmore de Wes Anderson.

Un lieu parisien insolite ? 

Harry’s New York bar. Il est resté quasi intact et est chargé d’histoire. Hemingway, Marcel Cerdan et Fitzgerald allaient se descendre quelques cocktails par là-bas !

Un musicien ? 

Peter Doherty

Un moment inoubliable ? 

J’en ai une quantité… Entre un voyage à Rimini avec des potes, ma rencontre avec Philippe Besson et chaque ami de Paris, puis une course à pieds (ivre) à travers Pigalle pour arriver à l’heure à un théâtre de Montmartre qui jouait une adaptation de Mythologies de Barthes et aussi la fois où l’on m’a demandé d’être parrain….

Un artiste hors du commun ? 

Jean Michel Basquiat. Sans hésiter.

D’où est venue cette idée de Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique 

D’un concours littéraire pour la marque Prada

Pourquoi lire ? 

Pour respirer.

Un cinéaste ? 

Wes Anderson

Un artiste à voir en concert ? 

J’avais bien aimé le show de MGMT. L’été passé je suis aussi allé voir PNL ; c’était vraiment bon !

Un lieu fabuleux ? 

Big Sur en Californie

Un écrivain ?

Francis Scott Fitzgerald, toujours.

Ton actualité ?  

Radios, interviews et vidéos (surprise !). Et un deuxième bouquin en cours !

Site des Editions L’âge d’homme

 

Sortir à Paris : La Démesure 

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Quai de la Rapée, un nouvel espace vient d’ouvrir ses portes. Avec ses près de 900m2 de terrasse et sa péniche, La Démesure est le nouvel endroit où il faut être cet été. Des lampions, des tables en bois, un bar, un barbecue, en bord de Seine, au soleil, ce nouveau spot est parfait pour les verres entre amis après le boulot. Mais vous pouvez aussi venir la journée, elle est ouverte de midi à 2h, en continu.

Cocktails, vins, viande et poisson au barbecue excellents, petits légumes, mozzarella avec son petit filet d’huile d’olive et ses feuilles de basilic, de la pata negra et bien d’autres choses encore, La Démesure propose une belle carte estivale.

Super bel endroit, plats au top, on en redemande ! Ouvert tous les jours, de midi à 2h du matin, en continu, en bord de Seine au 69 port de la Rapée, c’est le nouvel endroit à découvrir ! (Petit conseil pour venir : plutôt la ligne 1 et la station Gare de Lyon que la ligne 5 et sa station Quai de la Rapée, un peu galère avec la voie rapide…)

Journal des films d’avril 2017

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ciné

  1. Corporate de Nicolas Silhol. Pour un premier film, Corporate est réussi. Ce film s’engouffre dans les coulisses des entreprises et révèle toutes les bassesses mises en place pour que les salariés démissionnent d’eux-mêmes, sans passer par la case licenciement et tout ce que cela implique. Céline Sallette incarne ce personnage de DRH sans cœur, prête à tout pour réaliser les objectifs demandés. D’ici les prochains mois, elle doit faire démissionner tant de personnes. Sauf qu’entre-temps, l’un d’eux s’est suicidé…
  2. Kaboul Kitchen – Saison 3 de Virginie Sauveur, Frédéric Balekdjian, Guillaume Nicloux. J’avais vu la première saison et avais loupé la deuxième. Je me rattrape avec cette troisième saison où Gilbert Melki a disparu, « remplacé » par Stéphane de Groodt. Sophie tient toujours le restaurant le Kaboul Kitchen, lieu où se réunissent tous les expatriés en Afghanistan. Toujours avec autant d’humour, de cynisme, de sarcasme et d’action, la série nous emmène jusqu’au dernier épisode sans voir le temps passer. Stéphane de Groodt est excellent dans son rôle d’arnaqueur et Simon Abkarian est toujours aussi sensationnel dans le rôle du colonel Amanullah. Une série à voir !
  3. Sage femme de Martin Provost. Le réalisateur réunit pour la première fois au cinéma deux grandes actrices du cinéma français : Catherine Frot et Catherine Deneuve. Deux femmes réunis après de longues années après la mort d’un homme : le père de l’une et l’ancien amant de l’autre. Deux femmes qui ont des comptes à régler. Deux grandes actrices dans des rôles de femmes où la personnalité est travaillée jusque dans les moindres détails. Un joli film.
  4. Paris pieds nus d’Abel et Gordon. Un OCNI (Objet Cinématographique Non Identifié). Étonnant et extrêmement poétique. On peut entrer dans le film ou rester à côté. Pour ma part, je suis entrée, j’ai ri, puis, l’ennui m’a emporté…
  5. Les Yeux jaunes des crocodiles de Cécile Telerman. On peut aisément s’en passer.
  6. Dix pour cent – Saison 2 de Fanny Herrero. Excellente série ! Encore une fois, Dix pour cent réussit son pari. Avec Fabrice Luchini, Ramzy Bedia, Virginie Efira, Julien Doré et bien d’autres jouant leur propre rôle, la série éclate et semble encore meilleure que la précédente. Les agents de Starmedia sont toujours aussi drôles et détonnants. J’attends la prochaine saison avec impatience…
  7. Journal intime de Nanni Moretti. Je suis une grande fan de Nanni Moretti, et pourtant, Journal intime m’a semblé durer une éternité… Il arrive parfois, que même pour les artistes que l’on aime éperdument, certaines de leurs œuvres nous laissent sur le côté.
  8. La Haine de Mathieu Kassovitz. Parfois, on se demande pourquoi on a attendu si longtemps pour voir un film. J’avais l’intégrale de Mathieu Kassovitz, mais j’ai préféré regarder ses autres films d’abord. La Haine reste sans doute son meilleur. Les acteurs explosent, le scénario est tiré au cordeau, les répliques sont cinglantes. Rien n’est laissé au hasard. La qualité de l’image, du montage, de la prise de vue sont exceptionnelles. Un film devenu un classique, à voir et à revoir.
  9. Je suis un soldat de Laurent Larivière. Louise Bourgoin tient le rôle principal au côté de Jean-Hugues Anglade. Une histoire de femme, de rébellion, tout en mettant en lumière les ravages du trafic de chiens en Europe. Un film dur et âpre qui mérite le détour.
  10. Merci patron ! de François Ruffin. César du meilleur film documentaire bien mérité. Quel documentaire ! François Ruffin, fondateur du journal Fakir, décide de mettre en avant le parcours de M. et Mme Klur, licenciés de l’entreprise Ecce, sous-traitant d’LVMH. François Ruffin part donc à la conquête de Bernard Arnault, afin de trouver une solution au licenciement de ce couple. Les réponses du groupe LVMH seront plus qu’étonanntes. François Ruffin réalise là une prouesse dans le genre du documentaire.
  11. Lost in Translation de Sofia Coppola. Ce film  a remporté de nombreux prix, dont le César du meilleur film étranger, l’Oscar du meilleur scénario original et j’en passe. Il semblait donc un film à voir. J’ai aimé cette relation entre les personnages de Bill Murray et Scarlett Johansson, malheureusement je n’ai pas vraiment été emballée. L’ennui a pris le pas au fur et à mesure de l’avancée du film… Dommage.

« Sinon j’oublie » de Clémentine Mélois

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Sinon j’oublie, de Clémentine Mélois, mars 2017, Grasset, 225 pages, 16€.

Depuis de longues années, Clémentine Mélois collectionne les listes. Oui, les listes de courses que vous et moi faisons malencontreusement tomber par terre dans la rue, sur les parkings ou dans les allées des supermarchés. Ces petits bouts de papier que nous griffonnons frénétiquement pour ne rien oublier et que nous jetons ensuite, Clémentine Mélois les conserve précieusement dans une boîte à chaussures. Elle a trouvé des listes sur des bouts d’enveloppes, sur des post-it, des bouts de papiers publicitaires, des morceaux de feuilles blanches. Chacun ses habitudes (et chacun ses collections !).

En tout cas, Clémentine Mélois a réussi à en sortir quelque chose. Contrairement à ce qui est inscrit sur la couverture, ce livre n’est pas un roman. Sinon, j’oublie est un livre hybride, entre le recueil de nouvelles (très courtes, pas plus de deux pages) et le roman photo, où Clémentine Mélois invente un personnage à partir d’une de ces listes trouvées par terre. A partir de la graphie, des éléments notés, elle invente un personnage, lui donne un nom et redonne vie à cette liste. A travers quelques mots du style « brocolis » ou « dentifrice », elle imagine. Une imagination sans borne qui nous emmène dans des univers très différents les uns des autres, mais toujours avec une justesse du propos et une fine observation du monde dans lequel nous vivons. Même si l’on aurait plutôt vu parfois une femme à la place d’un homme, ou inversement, pour certaines listes (chacun son imaginaire), ce livre est une vraie mine de bonheur. Qui n’aime pas les listes ? Qui n’en a jamais fait ? Allez, avouez, vous en avez une sur un post-it dans la poche droite de votre pantalon. Si vous niez, on ne vous croira pas…

 

Site des éditions Grasset

La Page Facebook de Clémentine Mélois