Les sorcières de la République de Chloé Delaume

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Chloé Delaume, Les sorcières de la République, Seuil, août 2016, 355 pages, 20€.

De mai 2017 à juin 2020, le Parti du Cercle, dirigé par Elisabeth Ambrose, a gouverné la France. Ce parti féminin, féministe, a été créé par la Sibylle. De ces trois ans, il ne reste plus rien : le Grand blanc, une amnésie collective, votée par référendum. Nous sommes en 2062, et nous assistons au procès de la prophétesse Sibylle. Le Cercle avait pour mission de sauver le monde en le rendant aux femmes et avait pour devise Liberté, parité, sororité. Mais tout ne s’est pas exactement passé comme prévu.

Chloé Delaume nous plonge dans un procès passionnant où l’humour se mêle à un véritable discours pour la défense des femmes et la volonté d’effacer les inégalités. De l’origine des femmes à ce procès, ce roman sarcastique et cynique s’amuse à nous inventer un futur effrayant où les technologies règneraient sur tout, où la bêtise aurait pris encore plus d’espace. Le procès durant plusieurs jours, des messages à caractères informatifs proposent des divertissements aux spectateurs :

ALERTE DIVERTISSEMENT – Canal National vous informe que vous ne vous êtes pas détendu(e) depuis 7 heures 52 minutes et 23 secondes.

POUR Y REMÉDIER – Vous devez impérativement visionner une des trois vidéos suivantes, sous peine de poursuites du ministère de la Santé publique, dans le cadre de sa lutte contre le burn-out.

Dans ce roman, les dieux et surtout les déesses prennent le pouvoir. Pour une fois, la mythologie amuse et ne se prend pas aux sérieux. Les dieux discutent entre eux, avec un langage familier du XXIe siècle. Une correspondance hilarante entre Artémis et Jésus Christ vous rendra addict à ce roman. Vous ne le refermerez plus avant d’avoir atteint la dernière page. Un roman étonnant qui plaira à toutes les femmes, et même aux hommes…

Le livre plein d’humour de cette rentrée littéraire !

Site de Chloé Delaume

Site des éditions du Seuil

« D’après une histoire vraie » de Delphine de Vigan

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Delphine de Vigan

D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan, 2015, JC Lattès, 479 pages, 20€.

D’ailleurs, ce pourrait être un projet littéraire, écrire un livre entier qui se donnerait à lire comme une histoire vraie, un livre soi-disant inspiré de faits réels, mais dont tout, ou presque, serait inventé.

J’arrive après la bataille. Mais rappelons tout de même qu’il n’y a pas de moment pour lire un livre. Ce roman de Delphine de Vigan, j’en ai entendu parler avant sa sortie, à sa sortie et de longs mois après. Je n’aime pas lire le livre dont tout le monde parle. Je préfère attendre que la tempête passe pour me faire ma propre opinion, sans être parasitée par la presse et l’entourage qui aurait pu le lire.

D’après une histoire vraie est un roman. Cette phrase pouvant paraître anodine ne l’est pas. Dans cette ère où l’autofiction envahit les tables des librairies, les lecteurs ont cru à une autofiction de la part de Delphine de Vigan. Elle brouille les pistes certes, mais elle dissémine pourtant de nombreux indices à l’attention de son lecteur pour qu’il ne se fasse pas avoir. De nombreux lecteurs ont voulu savoir qui était L., ce personnage machiavélique et manipulateur qui envahit la vie de la narratrice, Delphine. Oui, Delphine de Vigan joue avec son lecteur en assumant utiliser sa propre image comme personne : la narratrice porte son nom Delphine, son mari François se rend régulièrement aux Etats-Unis pour interviewer des écrivains américains (or, on sait qu’elle est en couple avec François Busnel). Elle donne donc plusieurs indices pour inciter le lecteur à croire qu’il s’agit de sa propre vie. D’autre part, elle ne donne pas de nom au personnage féminin qui la manipule, mais seulement l’initiale L., pour faire croire une nouvelle fois que le personnage existe, tout en faisant penser qu’elle préfère lui laisser son anonymat. Tous ces éléments entrent dans la construction du jeu entre réalité et fiction. Delphine de Vigan brouille les pistes volontairement et joue avec son lecteur. À lui d’y croire ou non.

Mais à la lecture du roman, il apparaît plutôt évident que ce personnage est inspiré par l’épouvantable Annie de Stephen King dans Misery. D’autant que Delphine de Vigan parsème son roman de réflexions sur la frontière entre réalité et fiction, et sur la manière dont en jouent les écrivains. Des dizaines d’indices sont disséminés dans le livre. Delphine de Vigan réussit malgré tout ce pari de construire un roman uniquement basé sur cette frontière entre réalité et fiction. Elle réussit le jeu du « je ».

Le lecteur était capable de ça : y croire tout en sachant que cela n’existait pas.

Delphine de Vigan a reçu le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des lycéens pour ce roman.

Site des Editions JC Lattès

« Un fauteuil sur la Seine » d’Amin Maalouf

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Amin Maalouf - un fauteuil sur la seine

Un fauteuil sur la Seine, essai d’Amin Maalouf, Grasset, 2016, 330 pages, 20€.

Lorsqu’un nouveau membre entre à l’Académie française, le discours d’entrée doit être un éloge de son prédécesseur. Amin Maalouf est élu le 23 juin 2011, au fauteuil 29, celui de Claude Lévi-Strauss. Comme le veut la coutume, il fait l’éloge de Lévi-Strauss, mais il se demande qui a pu lui précéder sur ce fauteuil 29. Il découvre des inconnus, mais aussi Ernest Renan, Henry de Montherlant. Il décide de remonter à l’origine et de tracer l’histoire du fauteuil 29.

Grâce à ce fauteuil, Amin Maalouf nous transporte dans quatre siècles d’histoire de France et nous fait découvrir l’origine de l’Académie française, qui n’était au départ qu’un simple cénacle littéraire. Lorsque le cardinal de Richelieu apprend son existence, il souhaite que ce cénacle devienne une réunion officielle. L’académie est née. On apprend que des grands noms ont eu moult difficultés à y entrer. Il ne faut pas déplaire au roi. Corneille est écarté, Montesquieu fournit une version expurgée de ses Lettres Persanes, Voltaire ne sera élu que trois ans après un premier refus…

Amin Maalouf déroule l’histoire de France et de multiples anecdotes, tout en évoquant chacun des membres ayant été sur ce fauteuil 29 : de Pierre Bardin, au cardinal de Luynes, en passant par le cardinal de Fleury, puis Joseph Michaud, Claude Bernard, Ernest Renan, André Siegfried, pour finir avec Henry de Montherlant, et Claude Lévi-Strauss. Un livre passionnant, qui permet de découvrir l’histoire de l’Académie française, un pan de la littérature française, tout en retraçant l’histoire de France.

Site de l’Académie française

Site d’Amin Maalouf

Site des Editions Grasset

« On/Off » d’Ollivier Pourriol

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ollivier pourriol

On/Off d’Ollivier Pourriol, NiL, mars 2013, 353 pages, 19€.

Depuis quelques semaines, le jeu des chaises musicales a commencé sur Canal Plus. Les animateurs apprennent à tour de rôle, parfois dans la presse, que leur contrat ne sera pas renouvelé pour la saison prochaine. Des pratiques plus que discutables. Ça a commencé avec le supposé arrêt maladie de Maïtena Biraben, puis avec le départ de Yann Barthès pour TF1, sans oublier Thierry Ardisson qui migre sur D8 avec son émission.

Il est donc temps de relire ou de découvrir le livre d’Ollivier Pourriol, On/Off, sur son passage dans l’émission du Grand Journal, sur Canal Plus. Approché parce qu’il était philosophe, pour ajouter une touche culturelle à l’émission, il va vite s’apercevoir que Canal n’est qu’une machine de guerre : chacun pour sa peau. À la rentrée, il ne pourra même pas avoir une minute de chronique, il devra se battre pour pouvoir poser une question, s’apercevra vite que lorsqu’il en pose plusieurs, les plus intéressantes sont coupées au montage. Ne sont retenues à l’antenne que les phrases chocs. À la fin de l’année, il restera sur le plateau, mais ne sera jamais dans le cadre et n’aura plus la parole : une forme de mise au placard façon Canal.

J’aurai été pendant un an le téléspectateur le mieux payé de France.

Avec On/Off, Ollivier Pourriel nous entraîne avec lui dans les coulisses de l’émission et ce n’est pas toujours beau à voir. On ne lui laisse pas choisir les livres qu’il souhaite chroniquer, il nous apprend également que personne ne lit les livres des invités — apparemment pas même un stagiaire relégué aux fiches —, la culture est tout simplement proscrite, on lui demande de lire les livres des politiques — livres écrits par des nègres, mais ça ce n’est une surprise pour personne. Finalement, proposer à un philosophe de devenir chroniqueur n’était qu’une façade pour l’émission. Son livre est passionnant, plein d’anecdotes sur les coulisses de la télévision. Avec cynisme et sarcasme, Ollivier Pourriol réussit une belle vengeance littéraire.

— Vous ne devriez pas vous foutre de ma gueule comme ça. Moi aussi, je pourrais me foutre de votre gueule. Mais je ne le fais pas.

— Houlà !

— Alors toi, un jour tu vas écrire un livre pour te venger. Tu parleras du nain qui t’empêchait de faire des citations, et de l’abruti qui corrigeait toutes tes phrases.

— Tu vas pas nous rater !

— Ah ça non, tu vas pas nous rater !

Le prochain roman d’Ollivier Pourriol paraîtra à la rentrée littéraire, en août, aux Editions Stock.

Site des Editions NiL

Site d’Ollivier Pourriol

Rencontre avec Tracy Chevalier

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Tracy Chevalier

Rencontre entre Tracy Chevalier et les blogueuses aux Editeurs / ©Myriam Thibault

À la fin du mois de mai, Tracy Chevalier était en France pour la promotion de son nouveau roman À l’orée du verger.

James Goodenough, sa femme Sadie et leurs nombreux enfants sont installés dans l’Ohio aux Etats-Unis. Ils possèdent et vivent de leur verger. James et Sadie ne forment pas un couple idéal. La violence règne dans cette famille et fait fuir l’un des enfants : Robert. Il décide de partir pour faire sa vie ailleurs. Il va travailler dans un ranch, dans des écuries, dans les champs, jusqu’à être chercheur d’or. Il enverra des lettres à sa famille, mais n’obtiendra jamais de réponse, jusqu’à ce que sa sœur Martha le retrouve.

Les romans de Tracy Chevalier rappellent ceux de Toni Morrison, ou encore ceux de  Willa Cather. Lors de cette rencontre, Tracy Chevalier, francophone, nous raconte la genèse de son roman et nous explique les petits détails de sa fabrication. Elle nous raconte par exemple qu’elle a voulu donner une voix au personnage féminin de Sadie, car c’est la seule qu’elle entendait. Mais cette voix si forte et si farouche n’aurait pu tenir tout un roman, c’est la raison pour laquelle le lecteur ne peut l’entendre qu’à certains moments du récit. Elle nous révèle également les coulisses de son écriture. Elle ne relit jamais ses romans. Lorsqu’ils sont terminés, elle le donne à son agent :

J’écris le roman pour vous, pas pour moi.

Ses influences viennent de Faulkner pour la structure expérimentale, mais également de Toni Morrison avec son roman Beloved, et cela se ressent. Tracy Chevalier est passionnante et étonnante. Lorsque l’une des bloggueuses de la rencontre lui demande pourquoi les histoires d’amour dans les romans sont toujours si compliquées. Elle répond :

Mais parce que les histoires d’amour sont toujours compliquées !

Le roman de Tracy Chevalier est en librairie : À l’orée du verger, Quai Voltaire, 336 pages, 22€50

Tracy Chevalier - A l'orée du verger

A l’orée du verger / ©Myriam Thibault

Site de Tracy Chevalier

Site d’Anne et Arnaud

Site des Editions de la Table Ronde

« Vous n’aurez pas ma haine » d’Antoine Leiris

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Antoine Leiris

Vous n’aurez pas ma haine d’Antoine Leiris, aux Editions Fayard, mars 2016, 144 pages, 12€90.

J’ai vu ce livre des dizaines de fois sur les tables des librairies avant d’oser le prendre et l’acheter. Je n’osais pas. J’avais peur de lire, et je me suis aperçue que je n’étais pas la seule. On se souvient tous du témoignage poignant de ce jeune papa au lendemain des attentats du Bataclan. On se souvient tous de ce jeune homme plein de sincérité et d’amour pour sa femme disparue le 13 novembre dernier, et surtout de cette phrase : « Vous n’aurez pas ma haine ». Son texte a été partagé des milliers de fois sur les réseaux sociaux. Il en a fait un livre. Il s’est mis à écrire, à allonger cette lettre de quelques lignes pour nous dévoiler son quotidien après le Bataclan.

Il raconte dans ce livre la soirée du 13 novembre, seul avec son fils, tandis que sa femme est partie à un concert. Il ne sait même pas dans quelle salle de spectacle. Comme tous les parisiens, il a commencé à recevoir ces messages sur son téléphone : « Tout va bien ? », « Tu es où ? »… Il regarde les infos et comprend ce qu’il se passe. Ce n’est qu’à cet instant qu’il a un doute. Il croit que sa femme est au Bataclan ce soir-là… Commence alors l’attente, l’espoir, la famille qui vient aider à la retrouver, les trajets dans tous les hôpitaux de Paris, les appels… L’espoir s’éteint quelques jours plus tard, Hélène Muyal-Leiris fait partie des victimes du Bataclan.

Antoine Leiris écrit alors ce petit texte dont on se souvient tous, et continue d’écrire. Journaliste de profession, Antoine Leiris sait écrire. Le style de ce livre est absolument sublime. Il écrit sans pathos, avec élégance et retenue, tout en disant les choses avec sincérité. Son livre est bouleversant. On en termine la lecture véritablement changé.

Antoine Leiris sera ce soir sur le plateau d’On n’est pas couché, sur France 2.

Site des Editions Fayard

Prix des lecteurs de L’express / BFM TV

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Voici l’avant-dernière sélection du Prix des lecteurs de L’Express-BFM TV, dont voici mes chroniques :

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Les Molières 2016

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Cette année, Les Molières auront lieu en deuxième partie sur France 2, le 23 mai prochain. Le maître de cérémonie sera Alex Lutz. 

Les molières

Les nommés 2016 sont :

Molière du Théâtre privé

  • Fleur de Cactus, de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, mise en scène Michel Fau, Théâtre Antoine.
  • Les Cavaliers, d’après Joseph Kessel, mise en scène Eric Bouvron et Anne Bourgeois, Théâtre La Bruyère.
  • L’Être ou pas, de Jean-Claude Grumberg, mise en scène Charles Tordjman, Théâtre Antoine.
  • Qui a peur de Virginia Woolf ? de Edward Albee, mise en scène Alain Françon, Théâtre de l’Oeuvre.

Molière du Théâtre public

  • 20 000 lieues sous les mers, d’après Jules Verne, mise en scène Christian Hecq et Valérie Lesort, Théâtre du Vieux Colombier.
  • Ça ira (1) Fin de Louis, de et mise en scène Joël Pommerat, Théâtre Nanterre-Amandiers.
  • Lucrèce Borgia, de Victor Hugo, mise en scène Denis Podalydès, La Comédie-Française.
  • Vu du Pont, d’Arthur Miller, mise en scène Ivo Van Hove, Odéon – Théâtre de l’Europe.

Molière de la Comédie

  • Fleur de Cactus, de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, mise en scène Michel Fau, Théâtre Antoine.
  • Les Faux British, de Henry Lewis, Jonathan Sayer et Henry Shields, mise en scène Gwen Aduh, Théâtre Tristan Bernard.
  • Maris et Femmes, de Woody Allen, mise en scène Stéphane Hillel, Théâtre de Paris.
  • Momo, de Sébastien Thiéry, mise en scène Ladislas Chollat, Théâtre de Paris.

Molière de la Création visuelle

  • 20 000 lieues sous les mers, d’après Jules Verne, mise en scène Christian Hecq et Valérie Lesort, Théâtre du Vieux Colombier.
  • Fleur de Cactus, de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, mise en scène Michel Fau, Théâtre Antoine.
  • La Dame Blanche, de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, mise en scène Sébastien Azzopardi, Théâtre du Palais-Royal.
  • Un certain Charles Spencer Chaplin, de et mise en scène Daniel Colas, Théâtre Montparnasse.

Molière du Spectacle musical

  • Cats, de Andrew Lloyd Webber, mise en scène Trevor Nunn et Gillian Lynne, Théâtre Mogador.
  • Irma la Douce, d’Alexandre Breffort et Marguerite Monnot, mise en scène Nicolas Briançon, Théâtre de la Porte Saint Martin.
  • Kiki, le Montparnasse des années folles, de Hervé Devolder et Milena Marinelli, mise en scène Hervé Devolder, Théâtre de la Huchette.
  • Les Fiancés de Loches, de Georges Feydeau et Maurice Desvallières, mise en scène Hervé Devolder, Théâtre du Palais-Royal.

Molière de l’Humour

  • Sophia Aram dans Le Fond de l’air effraie, de Sophia Aram et Benoît Cambillard, mise en scène Benoît Cambillard.
  • Laurent Gerra, de Laurent Gerra et Jean-Jacques Peroni, mise en scène Laurent Gerra.
  • Stéphane Guillon dans Certifié Conforme, de Stéphane Guillon, mise en scène Muriel Cousin.
  • Valérie Lemercier  dans Valérie Lemercier au Théâtre du Châtelet de Valérie Lemercier et Sabine Haudepin.
  • Alex Lutz, d’Alex Lutz et Tom Dingler, mise en scène Tom Dingler.

Molière du Jeune public

  • Aladin, de Jean-Philippe Daguerre et Igor De Chaillé, mise en scène Jean-Philippe Daguerre, Théâtre du Palais-Royal.
  • La petite fille aux allumettes, de Julien Salvia, Ludovic-Alexandre Vidal et Anthony Michineau, mise en scène David Rozen, Théâtre du Gymnase.
  • Pinocchio, de et mise en scène Joël Pommerat, Théâtre de l’Odéon.
  • Raiponce et le Prince Aventurier, de Julien Salvia, Anthony Michineau et Ludovic-Alexandre Vidal, mise en scène Guillaume Bouchède, Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Molière du Seul(e) en scène

  • Ancien malade des Hôpitaux de Paris, de Daniel Pennac, mise en scène Benjamin Guillard, Théâtre de l’Atelier.
  • Les Chatouilles ou la danse de la colère, d’Andréa Bescond, mise en scène Éric Métayer, Théâtre du Petit Montparnasse.
  • Maligne, de Noémie Caillaut, Morgan Perez, Gabor Rassov et Caroline Verdu, mise en scène Morgan Perez, Théâtre de la Porte Saint-Martin.
  • Une vie sur mesure, de Cédric Chapuis, mise en scène Stéphane Batlle, Théâtre Tristan Bernard.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public

  • Charles Berling dans Vu du Pont d’Arthur Miller, mise en scène Ivo Van Hove.
  • Christian Hecq dans 20 000 lieues sous les mers, d’après Jules Verne, mise en scène Christian Hecq et Valérie Lesort.
  • Denis Lavant dans Les Fourberies de Scapin de Molière, mise en scène Marc Paquien.
  • François Marthouret dans Les affaires sont les affaires d’Octave Mirbeau, mise en scène Claudia Stavisky.
  • Michel Vuillermoz dans Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand, mise en scène Denis Podalydès.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre public

  • Francine Bergé dans Bettencourt Boulevard ou Une histoire de France de Michel Vinaver, mise en scène Christian Schiaretti.
  • Dominique Blanc dans Les Liaisons Dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos, mise en scène Christine Letailleur.
  • Catherine Hiegel dans Le retour au désert de Bernard-Marie Koltès, mise en scène Arnaud Meunier.
  • Isabelle Huppert dans Phèdre(s) d’après Wajdi Mouawad, Sarah Kane et J.M. Coetzee, mise en scène Krzysztof Warlikowski.

Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre privé

  • Michel Aumont dans Le Roi Lear de William Shakespeare, mise en scène Jean-Luc Revol.
  • Michel Bouquet dans A tort et à raison de Ronald Harwood, mise en scène Georges Werler.
  • Michel Fau dans Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, mise en scène Michel Fau.
  • Wladimir Yordanoff dans Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Edward Albee, mise en scène Alain Françon.

Molière de la Comédienne dans un spectacle de Théâtre privé

  • Léa Drucker dans Un amour qui ne finit pas d’André Roussin, mise en scène Michel Fau.
  • Catherine Frot dans Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, mise en scène Michel Fau.
  • Muriel Robin dans Momo de Sébastien Thiéry, mise en scène Ladislas Chollat.
  • Dominique Valadié dans Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Edward Albee, mise en scène Alain Françon.

Molière du Comédien dans un second rôle

  • Didier Brice dans A tort et à raison de Ronald Harwood, mise en scène Georges Werler.
  • Jean-Michel Dupuis dans Le Mensonge de Florian Zeller, mise en scène Bernard Murat.
  • Pierre-François Garel dans Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Edward Albee, mise en scène Alain Françon.
  • Thierry Lopez dans Avanti ! de Samuel Taylor, mise en scène Steve Suissa.
  • Sébastien Thiéry dans Momo de Sébastien Thiéry, mise en scène Ladislas Chollat.

Molière de la Comédienne dans un second rôle

  • Béatrice Agenin dans Un certain Charles Spencer Chaplin, de et mise en scène Daniel Colas.
  • Anne Bouvier dans Le Roi Lear de William Shakespeare, mise en scène Jean-Luc Revol.
  • Michèle Garcia dans La Dame Blanche, de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino, mise en scène Sébastien Azzopardi.
  • Raphaëline Goupilleau dans La Médiation de Chloé Lambert, mise en scène Julien Boisselier.

Molière de l’Auteur francophone vivant

  • Léonore Confino pour Le poisson Belge.
  • Jean-Claude Grumberg pour l’Être ou pas.
  • Joël Pommerat pour Ça ira (1) Fin de Louis.
  • Sébastien Thiéry pour Momo.
  • Michel Vinaver pour Bettencourt Boulevard ou Une histoire de France.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre public

  • Christian Hecq et Valérie Lesort pour 20 000 lieues sous les mers de Jules Verne.
  • Joël Pommerat pour Ça ira (1) Fin de Louis de Joël Pommerat.
  • Eric Ruf pour Roméo et Juliette de William Shakespeare.
  • Ivo Van Hove pour Vu du pont d’Arthur Miller.

Molière du Metteur en scène d’un spectacle de Théâtre privé

  • Sébastien Azzopardi pour La Dame Blanche de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino.
  • Eric Bouvron et Anne Bourgeois pour Les Cavaliers d’après Joseph Kessel.
  • Michel Fau pour Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy.
  • Alain Françon pour Qui a peur de Virginia Woolf ? d’Edward Albee.

Molière de la Révélation féminine

  • Mathilde Bisson dans Fleur de Cactus de Pierre Barillet et Jean-Pierre Gredy, mise en scène Michel Fau.
  • Ophélia Kolb dans La Médiation de Chloé Lambert, mise en scène Julien Boisselier.
  • Géraldine Martineau dans Le poisson Belge de Léonore Confino, mise en scène Catherine Schaub.
  • Sandrine Molaro dans Madame Bovary de Gustave Flaubert, mise en scène Sandrine Molaro et Gilles-Vincent Kapps.

Molière de la Révélation masculine

  • Julien Alluguette dans Les Vœux du Cœur, de Bill C. Davis, mise en scène Anne Bourgeois.
  • Julien Dereims dans Libres sont les papillons de Léonard Gershe, mise en scène Jean-Luc Moreau.
  • Nicolas Martinez dans Ça n’arrive pas qu’aux autres de et mise en scène Nicolas Martinez et Benoît Moret.
  • Alexis Moncorgé dans Amok de Stefan Zweig, mise en scène Caroline Darnay.

Site des Molières

« A tort et à raison » au Théâtre Hébertot

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Théâtre Hébertot - A tort et à raison

Jusqu’au 19 juin, vous pouvez encore vous rendre au Théâtre Hébertot découvrir cette pièce de Ronald Haywood, mise en scène par Georges Werler. À tort et à raison est une pièce qui réunit l’immense Michel Bouquet, Francis Lombrail (le directeur du Théâtre Hébertot), Juliette Carré, Didier Brice, Margaux van Den Plas et Damien Zanoly.

Il faut aller voir cette pièce pour plusieurs raisons. La première est sans doute la présence de Michel Bouquet sur scène. C’est toujours un plaisir de découvrir un tel acteur sur scène. D’autre part, la pièce apporte une réflexion plutôt intéressante sur l’art.

Nous sommes à Berlin, en 1946. L’Allemagne vient de perdre. Le commandant américain Steve Arnold tente de retrouver les personnalités qui ont fraternisé avec Hitler pendant la guerre. Le célèbre chef d’orchestre Wilhelm Furtwängler se retrouve face à lui. Qu’a-t-il fait pendant la guerre ? Pourquoi s’est-il rendu dans certaines soirées nazies ?

À tort et à raison développe une réflexion toujours d’actualité : l’art est-il au-dessus de tout ? Peut-on se voiler la face le temps de la guerre pour continuer à faire perdurer la musique ? La musique dépasse-t-elle la guerre elle-même ? Qu’est-ce que l’art face à la guerre ? Que doivent faire les artistes pendant ces périodes troubles ? Toutes ces questions sont posées et des tentatives de réponses sont apportées. Rien n’est évidemment noir et blanc… Au-delà de quelques longueurs qui parcourent la pièce, on en ressort plein de questionnements.

Les molières

Michel Bouquet est nommé pour le Molière du meilleur comédien dans un spectacle de théâtre privé.

Didier Brice est nommé pour le Molière du meilleur comédien dans un second rôle.

A voir jusqu’au 19 juin, au Théâtre Hébertot (XVIIe arrondissement de Paris), à 21h. 

Site du Théâtre Hébertot

Correspondance du « non » d’Henri Michaux

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Donc c’est non, correspondance d’Henri Michaux, Gallimard, mars 2016, 192 pages, 19€50.

En mars dernier a paru une correspondance pour le moins étonnante. Jean-Luc Outers vient de réunir un certain nombre de lettres — avec l’accord des ayants droit évidemment — des refus d’Henri Michaux. Il était connu pour avoir un certain regard sur son œuvre. Il tenait son image, ses livres, ses publications, avec beaucoup d’exigence.

Dans ce livre, l’angle est inattendu : réunir tous les « non » d’Henri Michaux. Il interdit les nouvelles publications de ses anciens ouvrages, refuse que son nom apparaisse dans certaines revues, refuse les prix littéraires quels qu’ils soient — même les plus prestigieux —, refuse d’appartenir à un comité de rédaction, renvoie à Gallimard des contrats non signés parce que certaines clauses ne lui conviennent pas, refuse toute adaptation de ses livres, interdit la diffusion de photographie le représentant, ne se rend jamais dans les médias, refuse même la lecture publique de ses textes.

Ce recueil de correspondance nous propose donc des lettres d’Henri Michaux à Jean Paulien, Gaston Gallimard, Jean de Boschère, Jean-Jacques Pauvert, Bruno Roy, Jean-Claude Perrier, Edouard Glissant, Claude Gallimard et j’en passe. Ce livre nous plonge dans la pensée d’Henri Michaux, dans sa volonté de tout contrôler. Il nous montre également une facette du milieu éditorial de l’époque qui souhaite des adaptations, des créations d’œuvres complètes, des demandes de textes, des lectures… Le lecteur de cette correspondance comprendra à quel point les demandes fusent autour d’un auteur aussi reconnu.

La seule question que l’on se pose à la fin, après avoir réfléchi sur le milieu éditorial, et après avoir souri de tous ces « non » : mais qu’aurait bien pu dire Henri Michaux d’un tel livre ? Il aurait sûrement dit non…

Site des Editions Gallimard

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